Non aux travaux du Center Parcs de Roybon avant la fin des recours en justice

Le projet porté par Pierre et Vacances bouleverse un éco-système et représente un modèle de développement touristique passéiste et coûteux. Des opposants sont installés sur le chantier depuis novembre. A quelques jours de la décision du tribunal de Grenoble sur les recours des opposants, mobilisons-nous pour un plateau des Chambaran sans Center Parcs !

J'interpelle Jean-Paul Bonnetain, Préfet de l’Isère

Monsieur le Préfet de l’Isère,

Vous avez déclaré, le 15 juin, lors d’une rencontre avec la presse : « Même si juillet n’est pas la meilleure période, si les conditions juridiques sont réunies, je n’attendrai pas… Dès qu’on aura connaissance des décisions, on procédera à l’évacuation du site ».

Au même moment, Manuel Valls et son ministre de l’agriculture, Stephane Le Foll, publiaient un décret prorogeant de 3 ans au maximum la durée légale des travaux de défrichement.

La concomitance entre la publication de ce décret et la fin prochaine de l’autorisation délivrée au Groupe Pierre & Vacances pour achever les travaux de défrichement sur le site prévu, même si elle nous questionne, donne à la justice un délai complémentaire pour juger l’affaire sur le fond.

Saisissons cette opportunité !

Vous semblez vouloir accélérer le calendrier autour de ce projet contesté d’implantation d’un Center Parcs dans la forêt des Chambaran.

C’est pourquoi, comme à Notre Dame Des Landes, nous vous demandons ainsi qu’au Ministre de l’Intérieur d’attendre que l’ensemble des recours en justice soit examiné avant de prendre des décisions qui pourrait raviver des tensions extrêmes entre pros et anti Center Parcs sur le terrain.

Nous demandons donc, qu’aucune reprise de travaux et qu’aucune tentative d’expulsion de la ZAD ne soit décidée avant l’examen de l’ensemble des recours que ce soit en France ou devant la commission européenne.

La France accueille en fin d’année la COP 21, grande conférence sur le climat au niveau international. N’est-il pas indispensable de montrer au monde que notre pays est exemplaire dans le respect du droit environnemental ?